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Le Forum économique de Brisbane
Communiqué de presse du 5 octobre 2005
Mme Jane Urquhart, consule générale d’Australie, participera au forum organisé ce vendredi 7 octobre à Brisbane par la Chambre économique Australie – Iles du Pacifique.
Destiné aux sociétés australiennes susceptibles de s’implanter en Nouvelle-Calédonie pour y nouer des partenariats avec les entreprises locales, ce forum s’inscrit dans la logique de l’ouverture de la Nouvelle-Calédonie à la région. Il intervient quelques semaines avant les discussions commerciales bilatérales formelles qui se tiendront à Nouméa les 21 et 22 novembre sous l’égide du gouvernement de Nouvelle-Calédonie.
Invitée à prononcer le discours d’ouverture de cette journée de travail, Mme Urquhart présentera aux quatre-vingt participants (essentiellement des cadres et dirigeants d’entreprises australiennes) les fondamentaux de l’approche gouvernementale australienne face à la volonté affichée de la Nouvelle-Calédonie de favoriser les échanges de biens et de services avec l’Australie.
Dans un style direct qui traduit sa volonté de faire évoluer les choses de façon rapide et organisée, la consule générale se fera notamment l’avocate du développement des échanges économiques entre la Nouvelle-Calédonie et l’Australie.
« Vous serez peut être surpris de m’entendre dire que promouvoir le développement du commerce et des investissements constitue pour l’Australie l’une des meilleures façons d’exprimer son soutien à l’Accord de Nouméa. Mais nous devons acter le fait que la mise en place de nouvelles compétences reste un défi pour une île qui ne compte guère plus que 230 000 habitants. A mesure que lui sont transférées de nouvelles responsabilités et les budgets qui leur sont associés, à mesure que de gigantesques projets industriels voient le jour, la Nouvelle-Calédonie a tout à gagner à s’ouvrir aux investisseurs étrangers et à augmenter son activité commerciale.
Vous n’avez pas besoin que je vous rappelle tout ce que les sociétés australiennes sont en mesure d’offrir aux exploitants miniers de Nouvelle-Calédonie : notre savoir-faire est reconnu au plan mondial et nos produits sont de qualité. Nous sommes également des partenaires naturels dans des domaines aussi variés que le développement touristique, le transport maritime et aérien, les services financiers, l’agriculture, le développement d’infrastructure de quarantaine… Quant à nos universités, elles sont en mesure d’offrir une large gamme de formations, notamment dans les domaines liées à la mine.
Mais faire des affaires en Nouvelle-Calédonie n’est pas toujours évident. La Nouvelle-Calédonie est plurielle. Le régime douanier est largement plus favorable aux produits européens qu’aux produits australiens. Les transferts de compétence brouillent parfois les cartes et certains responsables ou chefs de services publics portent les deux casquettes : celles de la France et celle de la Nouvelle-Calédonie. Et puis, ne tournons pas autour du pot : il subsiste encore certaines réticences envers les entreprises australiennes. Le commerce de main d’œuvre – le sinistre Black Birding – a eu cours en Nouvelle-Calédonie. Plus récemment, certaines compagnies australiennes sont apparues comme n’ayant pas pris le temps de se familiariser suffisamment avec la coutume et d’une façon plus générale avec les habitudes locales.
Ceci étant dit, il n’y a aucune raison que les différences linguistiques et culturelles, ainsi que le fait de travailler dans un environnement légal et social différent du nôtre fasse obstacle à notre succès. L’Australie exporte des biens et des services dans le monde entier, et particulièrment dans des pays comme la Chine ou…l’Azerbaïdjan, qui ont beaucoup moins de choses en commun avec nous que la Nouvelle-Calédonie. »