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Communiqué de presse du 12 mars 2008 

Déclaration de M. Tony Burke, ministre australien de l’agriculture, à propos du début d’infection de babésiose en Nouvelle-Calédonie

M. Tony Burke, ministre australien de l’agriculture, a pris la parole devant le parlement fédéral australien le mardi 11 mars, pour y évoquer le début d’infection de babésiose en Nouvelle-Calédonie. La traduction de ses propos s’entend « sauf erreur ou omission ».

Début de l’intervention du ministre

Peu de temps avant la session des questions au gouvernement, j'ai été informé d'une erreur de certification du Service australien d'inspection et de quarantaine (AQIS) qui pourrait avoir des conséquences significatives sur l'industrie bovine en Nouvelle-Calédonie.

AQIS m’a indiqué que, le 23 novembre de l'année dernière, sous le précédent gouvernement, des bovins ont été exportés de l'Australie vers la Nouvelle-Calédonie après avoir été vaccinés contre la babésiose, alors qu'ils auraient dûs être soumis à un traitement chimique, comme l'exige le protocole d'importation de la Nouvelle-Calédonie.

Les animaux vaccinés contre la babésiose peuvent représenter un foyer d'infection pour les tiques. On m'indique que l'exportation de bovins vaccinés vers la Nouvelle-Calédonie a permis à la maladie de contaminer la population de tiques et de causer un début d’infection dans le cheptel local.

Tandis que des informations continuent de nous parvenir, il semble déjà clairement établi qu’il y a eu une erreur de certification de la part de AQIS et qu’en conséquence, il pourrait y avoir un impact significatif sur l'industrie bovine calédonienne.

Dès que j’ai eu connaissance de cette affaire, et avant même que ne débute la session des questions au gouvernement, j’ai immédiatement tenu une conférence téléphonique avec le secrétaire général de mon ministère qui est également le directeur de la quarantaine. Je lui ai demandé un complément urgent d’information, y compris sur les mesures d’aide susceptibles d’être proposées à la Nouvelle-Calédonie.

Il m’a été indiqué que AQIS a sollicité l’avis des experts de l’Institut de recherche sur les fièvres à tiques du Queensland (Queensland Tick Fever Institute) afin de déterminer la meilleure procédure à mettre en place pour gérer le bétail exporté et protéger les animaux ayant été en contact avec les bêtes exportées.

Les informations recueillies indiquent que le traitement de tous les animaux – c'est-à-dire ceux importés d'Australie comme ceux ayant été en contact avec ces derniers –par injection du produit chimique Imazol, devrait éliminer le virus présent dans les élevages concernés et prévenir toute transmission future de cette maladie aux autres tiques. Je sais par ailleurs que AQIS recherche actuellement le meilleur moyen de venir en aide à la Nouvelle-Calédonie afin de permettre l'éradication de la maladie chez les tiques.

Je viens également tout juste de m’entretenir avec Russell Bock, directeur de l’Institut de recherche sur les fièvres à tiques du Queensland. Il m’a confirmé que le centre qu’il dirige désire offrir son assistance aux autorités de la Nouvelle-Calédonie de la manière la plus complète et la plus efficace possible afin de contenir cette infection, y compris en procédant aux analyses sérologiques requises.

Russell Bock m’a informé que la réception des échantillons sérologiques par ses services nécessitera la coopération de AQIS. A cet effet, j’ai reçu il y a quelques minutes un courriel du directeur de la quarantaine (par ailleurs secrétaire général de mon ministère) confirmant que AQIS fera diligence pour transmettre les permis d’importation nécessaires à la Nouvelle-Calédonie pour l’analyse sérologique de leurs échantillons par l’Institut de recherche sur les fièvres à tiques du Queensland.

Les membres de cette assemblée savent sans doute déjà que j’ai annoncé un prochain audit [qui sera conduit par M. Roger Beale, AO] des services australien de quarantaine. Il est essentiel, pour la protection de la biosécurité en Australie et dans nos pays voisins avec lesquels nous commerçons sur la base de protocoles réciproquement validés, que nos services de quarantaine et de biosécurité soient solides. Cet audit nous aidera à documenter ce processus. Nous nous assurons par ailleurs que nous ferons face à toutes nos obligations vis-à-vis du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Fin de l’intervention du ministre

Pour toute information complémentaire en lien avec cette affaire, nous vous invitons à prendre contact avec Mme Anita Butler, consule générale, par l’intermédiaire de M. Philippe Boisserand, Chargé de la Diplomatie publique, tél : 27 01 39, fax : 27 80 01, philippe.boisserand@dfat.gov.au